Le brassage génétique : origine et diversité des combinaisons d’allèles
Objectif : expliquer comment la méiose et la fécondation produisent des gamètes et des descendants génétiquement différents grâce au brassage génétique.
1) Notions de base
Un gène est une portion d’ADN portant une information héréditaire. Un gène peut exister sous différentes versions appelées allèles. Le génotype d’un individu décrit l’ensemble de ses allèles. Dans les cellules diploïdes, les chromosomes sont présents par paires : chaque paire comprend un chromosome d’origine maternelle et un d’origine paternelle, appelés chromosomes homologues.
On parle de brassage génétique quand les allèles initialement présents chez les parents se retrouvent assemblés de manière nouvelle dans les gamètes puis chez les descendants. Deux mécanismes majeurs pendant la méiose : brassage interchromosomique (répartition indépendante des chromosomes) et brassage intrachromosomique (recombinaison par crossing-over).
2) La méiose : source majeure de brassage
La méiose est une division cellulaire particulière qui transforme une cellule diploïde (2n) en gamètes haploïdes (n). Elle comporte deux divisions successives : méiose I (séparation des homologues) et méiose II (séparation des chromatides sœurs). Le brassage génétique apparaît parce que la répartition des chromosomes et les échanges de segments d’ADN ne sont pas identiques d’une méiose à l’autre.
Pendant la métaphase I, les paires de chromosomes homologues s’alignent de façon aléatoire sur la plaque équatoriale. En anaphase I, chaque paire se sépare : un chromosome (maternel ou paternel) part vers un pôle. La combinaison de chromosomes reçue par un gamète dépend donc du hasard.
En prophase I, les chromosomes homologues s’apparient (synapsis) et peuvent échanger des segments entre chromatides non sœurs. Cet échange s’appelle crossing-over et se produit au niveau de structures visibles appelées chiasmas.
Conséquence : sur un même chromosome, des allèles initialement associés peuvent se retrouver séparés et former des chromosomes recombinés, créant de nouvelles associations d’allèles.
3) La fécondation : amplification du brassage
La fécondation est l’union de deux gamètes haploïdes formant une cellule-œuf diploïde. Comme les gamètes sont déjà diversifiés par la méiose, leur union est également aléatoire : cela multiplie encore les combinaisons d’allèles possibles chez les descendants.
Le brassage génétique crée une diversité de génotypes, donc de phénotypes possibles. Cette diversité fournit la matière première sur laquelle s’exerce la sélection naturelle : dans un environnement donné, certains génotypes confèrent un avantage reproductif et deviennent plus fréquents.
4) EXERCICES interactifs (avec correction détaillée)
4.1 QCM — 6 questions
4.2 Vrai / Faux — 6 affirmations
4.3 Exercice de raisonnement scientifique — 2 situations
Un individu hétérozygote AaBb a le gène A sur un chromosome et le gène B sur un autre chromosome (gènes non liés).
Question : Quels types de gamètes peut-il produire par brassage interchromosomique ? Explique le mécanisme.
Deux gènes sont liés sur le même chromosome chez un individu : arrangement parental AB / ab.
Question : Comment le crossing-over peut-il produire des gamètes recombinés ? Donne les types attendus et relie cela à la distance entre les gènes.
5) Synthèse
- Le brassage génétique crée de nouvelles combinaisons d’allèles chez les gamètes et les descendants.
- Le brassage interchromosomique résulte de la répartition aléatoire des chromosomes homologues en méiose I (assortiment indépendant).
- Le brassage intrachromosomique provient du crossing-over en prophase I : échanges entre chromatides non sœurs.
- Les gènes liés peuvent être recombinés : on obtient des gamètes parentaux et des gamètes recombinés.
- La fécondation associe au hasard deux gamètes, amplifiant fortement la diversité génétique.
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